Les pensées sont des entités vivantes : Conférence improvisée

Le Bonfin, 9 septembre 1970 (et)
Sèvres, le 2 janvier 1974

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Je vous lirai d’abord cette pensée :

«Le jour ou vous serez capables de faire en vous le vrai silence, vous pourrez réaliser les plus belles créations par la pensée : l’un créera des couleurs splendides, l’autre une musique divine, un autre la Nouvelle Jérusalem, et dans ce travail de création vous trouverez le bonheur, la force et la paix.»

Croyez-moi, mes chers frères et soeurs, c’est la vérité. Essayez de rester dans le silence, d’introduire en vous-mêmes ce silence, et, à ce moment-là votre pensée, dégagée de tout ce qui l’entrave, deviendra capable des créations les plus belles. Ce qui entrave les possibilités de la pensée, ce sont toutes ces petites choses qui viennent de très bas, les soucis, les chagrins, toutes les préoccupations prosaïques. Hier, je vous disais que ce n’est qu’à la condition de savoir libérer votre pensée que vous pourrez vous créer un haut idéal, et chaque jour l’embellir, le renforcer, l’amplifier, l’intensifier, le diviniser, chaque jour lui ajouter quelque chose de plus beau, de plus pur, de plus désintéresse. Car un idéal est un être vivant, puissant, réel, qui habite les régions célestes; de là-haut il s’occupe de vous, il ne vous laisse pas vous égarer, il vous protège, vous instruit, vous inspire.

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