Semence du bonheur : par Omraam Mikhaël Aïvanhov

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La philosophie de l’effort

L'homme a une tendance innée à éviter les efforts et il fait tout ce qu'il peut pour se débarrasser de ses tâches sur les autres : humains, animaux ou machines. Et c'est ainsi qu'il s'affaiblit et perd ses facultés. Celui qui veut devenir résistant, intelligent et capable d'affronter toutes les situations, doit s'habituer à faire des efforts. Ce sont les efforts qui le maintiennent debout et vivant. De nos jours, on peut acquérir des quantités de choses sans effort, mais quel sera le résultat ? On sera comblé extérieurement et c'est tout ; intérieurement, on n'aura rien, on sera vide.

Le progrès technique, par exemple, a apporté une quantité de facilités, on ne peut pas le nier ; mais en même temps, ce dont l'homme a le plus besoin pour sa survie, la terre, l'eau et l'air, sont de plus en plus pollués et il ne cesse d'absorber des éléments toxiques qui l'empoisonnent. Alors, tous ces progrès n'apportent pas grand-chose pour son véritable épanouissement, son véritable bonheur : ils contribuent surtout à l'affaiblir en le dispensant de faire des efforts. Eh oui, ce sont les machines qui travaillent pour lui, qui calculent pour lui, se souviennent pour lui, se déplacent pour lui, et lui, pendant ce temps, il périclite. Il a fabriqué toutes sortes d'engins pour se déplacer dans l'espace et, en effet, il se promène dans les airs avec des avions, des hélicoptères, des fusées, mais intérieurement, il reste attaché au sol, incapable de se dégager, de s'élever par la pensée.

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