Semence du bonheur : par Omraam Mikhaël Aïvanhov |
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Le bonheur est dans le travail Au lieu de prendre le plaisir comme but
de l'existence, il faut se dire : « Ah, je dois faire de ma vie quelque
chose de sensé, d'utile, de grand », et remplacer ainsi le plaisir par
le travail, c'est-à-dire par un idéal. Et quel est ce travail ? Celui du
soleil. Je n'ai jamais trouvé une activité qui dépasse celle du soleil.
Sans arrêt, il éclaire, il chauffe, il vivifie. Voilà un travail que
les humains n'ont jamais pris en considération ; ils se sont arrêtés à
des bricoles. Si le disciple prend ce métier du
soleil au sérieux, tout d'abord bien sûr ce sera maladroitement,
imparfaitement, mais un jour il commencera à rayonner la lumière, la
chaleur et la vie du soleil. Quand le disciple a entrepris ce travail,
tout le reste le tente de moins en moins : ces petites joies, ces petites
distractions pâlissent devant la tâche grandiose de travailler comme le
soleil. Et il sent alors un plaisir, une joie, une dilatation avec
lesquels rien ne peut se comparer. Beaucoup acceptent que le bonheur se limite à quelques effervescences, à quelques feux de paille suivis de chagrins et de désespoirs. Eh bien, si c'était vraiment ça, le bonheur, ça ne vaudrait pas la peine de le chercher. Quelque chose de tellement fugitif, à quoi bon ?... Et savez-vous comment j'ai découvert que les Français sont le peuple le plus intelligent de la terre ? Le jour où, à Paris, j'ai entendu pour la première fois la chanson : « Plaisir d'amour ne dure qu'un moment, Chagrin d'amour dure toute la vie. » Eh oui, je n'avais jamais entendu ça en Bulgarie ! C'est pourquoi j'estime les Français : à cause de cette découverte. Seulement voilà, je me demande pourquoi, après avoir trouvé cette vérité, ils continuent à faire comme s'ils n'avaient rien trouvé du tout. |
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